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 Mes phalanges dans votre torax ▬ Mei

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MessageSujet: Mes phalanges dans votre torax ▬ Mei   Sam 13 Sep - 13:41



YOU !


Date du décès
C'est la vie qui déchire les poumons le 31 octobre 1950, violente et hurlant les grands vents contre les parois des alvéoles, la vie écarte les chaires le premier jour de décembre 1981 pour laisser la place à la mort.

Cause de la mort
Votre gorge est tapissé d'un agréable goût de cerise. C'est printanier, c'est délicat, mais pourtant y'a ce truc amer qui racle les parois. Une amande peut-être. Une amande amer, oui, c'est ça. C'était dans le gâteau, ou peut-être bien dans le thé que le cyanure se trouvait. La mort était brûlante, un peu sauvage et elle narguait. C'était une douce souffrance sur une note amer.

Péché
La jalousie est un très vilain défaut, et la génitrice l'a pourtant souvent dit, mais y'avait toujours cette envie qui animait le corps.

Nationalité
C'est il y a longtemps les plaines vertes de l'Irlande, à peine quelques mois tout au plus tu as eu le corps sur ces terres. Mais en réalité c'est les rues chinoises de Shanghai qui t'ont bercé avec tous ces petits gens les uns sur les autres.

Prénom(s) & nom
Maman voulait un nom de chez elle et papa ne voulait pas oublier l'autre côté du globe malgré son amour pour l'empire du milieu. Alors c'est Mei Lucia O'Connor qui est descendu sur terre et a creusé sa tombe.

Âge d'apparence
Ce corps aux cellules stagnantes, c'est dégoutant et pourtant si beau à la fois. Elle a l'air fraiche, froide, cette carcasse de 31 ans. Il a l'air si fragile ce cristal.

Profession
On aurait pu croire que l'âme était avare de la chaire et du sang, mais non, c'est tout autre chose qui l'a intéressé. C'est dans la lumière qu'elle veut vivre, plus dans l'ombre. Alors elle présente les faits du jour dans le journal télévisé de l'enfer.

Signe(s) distinctif(s)
Dans la peau est encrée, tatouée au creux du poignet gauche, une cage d'orée d'oiseau, laissant s'échapper un colibri d'azur vert.



LA JALOUSIE


C'est un poison qui circule dans ses veines rougeoyantes et pulsante de vie. Il est brûlant, il crépite dans ces tubes étroits qui se distordent sans douleur quand le liquide passe. Il brûle et pourtant il est si froid ce corps. Tellement froid. Ce visage stoïque, là, il regarde, il observe, un peu voyeur. Et pourtant elle est vivante cette morte à la face trop sérieuse, trop sincère et trop belle. C'est tellement dérangeant ce paradoxe que tient ce corps. C'est agaçant, même très énervant ce théâtre moqueur. Il nargue, trop joueur, votre essence drôlesque. Et ça vous rend colère quand les lèvres frêles s'étirent dans un sourire décalé. La terreur s'imposant dans vos yeux quand le goût ferreux de l'hémoglobine tapisse votre bouche, blessé par les mots bien trop francs de cette ombre féminine.

Elle a l'air loin comme le temps cette carrure solitaire et rigide. Elle est droite et vous regarde de haut, des fragrances étranges émanant d'elle. Ça vient des tripes, c'est pourri probablement. Et pourtant elle sent si bon cette fleur bizarre. Tout ça sonne tellement faux en fait. C'est si creux. C'est mensonger. Le malin aillant déposé le malsain dans la cage de sang, les racines du mal ont élu domicile, fervent égoïste qu'est l'arbre de la corruption, il dévore l'innocence peureuse.

Les yeux lunaires s'attardant sur votre corps qui semble banal, vous détail, fin stratège. Et dans cette échange chirurgical qui vous met à nu, vous avez l'impression de sentir quelque chose de nerveux et fourbe. Les dents qui tiraillent la lèvre inférieure, c'est le pressentiment de l'envie qui se fait force dans l'atmosphère. Une forme de jalousie, mais plus douce, plus intime, bien plus féminine. Ça déchire le coeur qui palpite d'une puissance nouvelle. C'est un piège dangereux, et vous le sentez ce truc. Vous, présence innocente, ce malice envieux vous écrase, vous étouffe.

Au creux du creux, très loin et encore flou on voit une innocence vexée qui part en lambeau petit à petit à cause de Dame corruption qui force la danse. Et face à ce théâtre morbide, la joie cruelle scande le combat à mort, tiraillant deux parties, celui d'une lumière qui trésaille, éclairant du mieux qu'elle peut une douceur un peu triste qui pourtant, dans un craquement douloureux, hurle quelque chose de bien vivant, d'impulsif et juste. Mais l'obscurité du chaos prend de plus en plus de place dans cette salle bruyante d'idées, mais laissant tout de même luire la mesquinerie très audacieuse.

LA CARCASSE CHAUDE


C'est qu'il est sélacien le corps en face. Pas bien gros et plutôt frêle. Il est pourtant gracile dans le grand fauteuil riche de la bibliothèque. La taille n'est pas des plus imposante, mais la prestance l'est beaucoup plus. Belle fleur monochrome, les deux perles de lune brillent un peu blasées sous les longs cils noirs maquillaient de khôl dessinant les sillons en amande des orbes. La sclérotique parfaitement blanche, elle ne dénote pas de sa peau tout aussi faite de la lumière des étoiles chaudes. Ce corps fin qui semble pouvoir se briser au moindre coup de vent est pourtant fort et bien en vie malgré le métabolisme lent de l'entité, Trop calme.

Septentrionale façade humaine, c'est un masque, un théâtre. Pourtant le sourire ne manque pas, et on se plait à observer, un peu voyeur, les belles lèvres pulpeuses qui s'amusent. C'est toujours plus plaisant de voir un visage heureux qu'un visage macabre, alors on cherche la petite étincelle sur ce minois fin et malin, les traits trop souvent tristes et trop souvent rudes.

Quand le chant du piano frappe, même si mélancolique, les notes nous réchauffent et on admire ces mains graciles qui s'agitent ardemment sur les touches blanches et noires, presque à se croire que l'on se trouve dans un film en noir et blanc. Et là, furtif, vif, on capte un instant un colibri finement encré contre le poignet fin de la pianiste, flânant en dehors d'une cage dorée semblant tombée quelque part des abysses de la peau de papier.

Tell me a funny fucking story.


零章
CHAPITRE 0

C'était en 1850, quelques années après la guerre Sino-Japonaise. C'est suite à l'union de deux âmes, l'une britannique, l'autre chinoise, qu'un bébé est né, pâle aux grands yeux gris. Il était joli le bébé, il était mignon, mais il n'était pas comme les autres. Il était un et deux. Un et demi. Pas vraiment un. Pas vraiment deux. Et puis on n'aime pas les gens différents. C'était quoi ces yeux clairs et ce visage pas tout à fait caucasien ? C'était, et est toujours, Mei. Trop joli et pas assez, tout ceci attire des ennuis. Mais maman et papa aimaient le petit morceau d'humain. Oui. C'était qu'une gosse après tout...

第一章
CHAPITRE I

La gosse pas tout à fait chinoise elle était dans une école de chinois. Des vrais, avec un papa et une maman tous les deux bridés. Pas elle. Et elle était toute seule la petite. Son sac à dos contre ses omoplates, au milieu de la cour, l'impression que personne ne la voit, elle était comme un fantôme. Tous les bâtiments de l'ex-occupations ne sont plus que de lointain souvenirs. Pourtant ça fait pas si longtemps... Mais faut croire que ça fait son nid puis ça passe. Comme ça, on ne sait pas pourquoi. Puis dans tous les rires d'enfants on entend les exploits des uns et des autres, les filles envieuses se moquant de l'autre native perdue. Ils pensent tous qu'elle se croit supérieur l'étrangère pas si étrangère. Ils ont peur et en même temps ils en veulent à son statut.

Elle se fiche d'eux ?

Non, pas du tout. Au contraire. Elle éprouve une jalousie maladive à leur égard. A ces vrais gens.

第二章
CHAPITRE II

▬ Moi je t'aime bien Mei. T'es pas comme tout le monde.

Et les yeux de la jeune fille, maintenant âgé d'une dizaine d'années s'écarquillent. Surement bien trop naïve... Mais son coeur manqua un battement quand elle entendit ça sortir de la bouche d'une fille. Une vraie gens, en plus de ça. L'une des filles qu'elle enviait le plus, et qu'elle jalousait secrètement. C'était comme un rêve accomplit, une quête enfin rendue. Alors c'est en laissant son mal être derrière elle qu'elle s'engagea dans le petit monde avec cette fille. Elle se sentait en sécurité quand elle était avec elle, même si dans son dos les gens se moquaient de Mei. Elle admirait, sûrement un peu trop fort, cette fille qui l'a sauvé, d'une dépression certaine.

第三章
CHAPITRE III

Les années passent et les grandes études pointent le bout de leur nez. Mei étant bonne élève comme son amie, elle passa - malgré son statut de femme - le concours pour une école de médecine, suivit de sa camarade. Mais la vie n'est pas rose dans ce genre d'université où c'est le meilleur qui a la meilleure place. Et c'est dès sa première année qu'elle se fit très copieusement lynché par les autres étudiants, devant redoubler son année à cause de son trop grand nombre d'absence au cours des semestres. Mais ce qui lui brisa le plus l'âme c'est de voir son amie, elle, s'en sortir indemne et avancer dans le temps comme si de rien était. Même si elle ne l'oubliait pas, elle semblait tout de même prendre la grosse tête.

Cette fois passant avec de très bons résultats, elle dû changé son comportement pour réussir. Passant des lynchés aux lyncheurs... Délaissant par la même occasion, cette amie qui était devenue une rivale encombrante.

第四章
CHAPITRE IV

Le regard s'assombrit quand les deux fauves féminins se croisent dans les couloirs. Par au-dessus. par en dessous. C'est violent. C'est agressif. L'une veut la place de l'autre. L'autre veut que l'une arrête de lui faire de l'ombre. C'est complexe. C'est électrique. Alors on veut que ça crève. Que ça se déchire tout ça. Que ça éclate. C'est pesant, et...

Et puis ça change d'un coup. La rivale s'échoue sur la côte des perdants, et Mei au sommet des perdants. C'est cinquante-cinquante. Alors tout bascule. Un jour. En décembre.

▬ Mei, je suis désolée... Regarde la neige dehors elle fond. J'ai été stupide avec toi...

C'était un rendez-vous dans un endroit. L'autre lui avait fait un gâteau anglais tout gentiment pour elle. Y'avait une cerise au dessus, elle était belle et luisante. La discussion était joyeuse. C'était la toute dernière année d'étude. On voulait se détendre. Surement un peu trop... ou pas suffisamment ?

Puis y'avait ce goût de cerise et d'amande amer... Ce sourire, et ces mots.

Un moment.

▬ C'est de ta faute. T'es pas comme les autres.

第五章
CHAPITRE V

C'est un vieil homme qui se trouve en face de la carcasse perdue. Que veut-il ? Il parle? Oui il parle. Il a l'air bon. Ou peut-être mauvais. Bonne question. En tout cas c'est butée qu'est la donzelle. On lui explique. On lui dit qu'elle a péché. Mais. C'est elle qu'on a tué pourtant. Puis on la lâche comme ça. Dans le noir total. Les rues sont sales. Les gens sont sales... Oh, c'était pas un camarade de classe s'étant suicidé par là-bas ?... dans le quartier de la paresse. Non. C'est pas ici chez elle. Puis les jours... les semaines... ca passe. Lentement mais ça passe.

Puis des rumeurs. Il parait qu'il faut quelqu'un pour le journal Télévisé des enfers. Y'en avait marre des petits boulots dans la rue, dans l'arrière des boutiques. Ouais. Maintenant il faut un peu de lumière dans ce monde sombre. Puis après tout la carcasse est pas dé-gueux. Elle est fine, elle porte bien... plutôt sexy même si on l'habille bien. Alors Mei se présente. Mei est prise. Ouais. C'est comme en médecine on joue des coudes.

... Et ça fait déjà une trentaine d'années. Pourtant La prune elle se sent encore perdu, même si sa situation est stable voir bonne financièrement, c'est encore le bordel entre ses parois crâniennes. Des fois elle se demande si elle n'aurait pas mieux fait de boire l'eau que le vieux lui avait proposé.

Mais au moins...

Est-ce que ça a un sens ?

SLENDERS
C'est au loin qu'elle les regarde ces gens là. Enfin gens est un grand mot. Mais dans ses yeux on peut lire une certaine envie. Les pouvoirs dont ils disposent sont tellement fascinants... si attrayant qu'elle voudrait elle-même en disposer d'un. Juste pour son bon plaisir, parce qu'ici bas on s'ennuie un peu après 34 ans d'errance dans les abysses.

HALF-BOSS
Y'a le big Boss. puis le demi-big boss. Et pour Mei c'est Attila, le grand manitou de la colère. Même si elle n'habite pas dans ses fournaises, elle y travail. Alors forcément elle se tient au courant du fonctionnement du quartier, elle regarde loin, et d'un peu moins loin de temps en temps, le maître fou un peu trop brusque avec lequel elle ne mâche pas ses mots en sa présence. Mais au fond elle le trouve attachant cet homme un peu fou. Surtout qu'il détient un immense pouvoir...<

UNIPATATE

PATACORNE

PSEUDO
Cyanur ; Nyan-cat ; Bastet
AGE
Lolz.
AVATAR
OC ▬ Takenaka
UN TRUC A DIRE ?
Il est beau le code. Qui l'a fait ?





Dernière édition par Mei L. O'Connor le Mer 24 Déc - 10:36, édité 8 fois
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MessageSujet: Re: Mes phalanges dans votre torax ▬ Mei   Sam 13 Sep - 19:10

Youptidoup !

Alors, j'ai lu ta fiche et il me semble que tout est en ordre, hormis qu'il te manque quelques petits liens - que je vais te conseiller - ton métiers et ton péché.

Mais chose est faite : En péché, je te vois bien dans le quartier de l'Envie. Après tout, j'ai inventé la jalousie, n'est-il pas ? Enfin, pour moi, la jalousie qui t'anime n'as sa place que dans mon propre quartier... :D Tu as aussi la colère qui pourrait passer, mais selon moi, c'est moins... flagrant. ^^

A toi de choisir donc !

Pour ce qui est des liens : Je te propose les Slenders en général que tu pourrais envier de par leur statut, tout simplement, ou bien décortiquer la chose : Tu pourrais envier Cléopâtre de par son passé de reine d'Egypte et beauté du Nil, ou bien moi-même, descendante directe de Dieu et mère de l'Humanité... J'imagine que ce sont des raisons d'envier ces jolies donzelles !

Pour ce qui est de Cléo, on en as justement une qui est en train de faire sa fiche, envoies-lui un petit MP pour voir ça avec elle peut-être ? :)

Sinon si tu convoites, il y a de beaux mecs dans le coin : Genre Adam qui est quand même une beauté divine. Ou encore Narcisse tiens. Pour ce qui est des damnés, ça dépendras du métiers que tu choisis j'imagine ?

En parlant de métiers, moi je te proposerais bien de devenir : Bouchère, puisque tu avais l'air de t'y intéresser et que la viande froide semble te faire jubiler (auquel cas tu seras collègue avec notre Marguerite), Employée de l'abattoir dans le même registre, Vétérinaire pour le cirque sinon ? Ou bien présentatrice au sein du journal télévisé de la colère diffusé dans tout l'enfer ? Auquel cas tu auras un lien avec notre Attila :)

C'est tout pour moi !

_________________
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MessageSujet: Re: Mes phalanges dans votre torax ▬ Mei   Sam 13 Sep - 23:08

• • • • VICTIM OF ENVY • • • •Ta chaire est molle. Tes paroles sonnent creux. Tes yeux sont vides. Ta beauté est fanée. Voilà ce que l'envie as fait de toi, voilà ce que ton péché as pu faire de ce cadavre que tu fut toute ta vie. Car non, tu n'es pas morte au moment où le poison as touché tes lèvres rosées. Tu n'es pas morte lorsque ce gout amer as envahit ta bouche, lorsque tes yeux se sont dilatés, lorsque les veines ont explosées. Tu étais morte bien avant cela. Depuis ta naissance, depuis que tes yeux se sont posés sur autrui, c'est cette jalousie qui te bouffe, qui putréfie tes boyaux, tes chaires, ta peau. Et cette odeur putride émanant de ton cœur, ton âme, est celle d'une enfant pourrie par la haine.

On l'avait vu dans ton regard, que jamais tu n'arriverais à devenir quelqu'un, que tu rejoindrais les damnés parmi les enfers. On l'avait entendu lors de ton premier cri. Tu étais destinée à venir ici.

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