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 Mauvaise blague ▬ Attila

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MessageSujet: Mauvaise blague ▬ Attila    Dim 14 Sep - 19:10






MAUVAISE BLAGUE




Les lumières éclatent une à une dans un claquement lourd et métalique, accompagnant le ronronnement doucereux des machines qui s'animent. Là, non loin, au carrefour d'un couloir d'un grand building, dans une loge tu te tiens face à un miroir. Le regard gris s'attarde sur ce papier trop blanc qu'est t'a peau. En trente années mortes tu n'as pas changé, les cellules stagnantes salement sur ta carcasse. Et tu restes là, avec le tic tac d'une horloge dans le dos, loin des pas de métal qui claque, des interpellations. T'as les bras ballant contre tes côtes. T'as pas l'air bien vivante dans ce théâtre de la mort. C'est bizarre. C'est paradoxal. Toi t'as rien demandé de tout ça. Toi t'as jamais demandé à être immortel. Ou du moins pas de cette façon. Pas ici.

On pourrait penser que tu as tout.
Et pourtant, t'as rien.

▬ O'Connor ça va être à toi dans cinq minutes. Y'a eu des modifications à ton texte parait-il, va falloir que t'improvise ma belle.

L'intrus dépose un paquet de feuilles sur ta table et repart comme si de rien était. Ouais. T'as beau être à la télé maintenant, y'a des choses qui changent pas. T'es toujours aussi transparente. Aussi fantamatique. T'es là sans vraiment l'être. Mais bon, est-ce que cette condition te dérange vraiment. Peut-être bien que oui. Peut-être bien que non. En tout cas maintenant tu ne te poses plus vraiment la question.

T'es un fantôme en pleine lumière. Au fond, ça te réchauffe un peu le corps quand des gens te reconnaissent dans la rue et te demande un autographe. Y'a quelque chose de valorisant. D'amicale.

En attendant tu détaches tes yeux de ton reflet et tu parcours vaguement les textes, ne voyant pas vraiment de modifications. Y'avait peut-être un truc qui dérangeait le grand maître de la colère encore. De toute façon tu t'en fiches, ce n'est pas toi la journaliste. Tu prends ce qu'on te donne. Toi, tu n'es qu'une jolie poupée pour l'écran et les fantasmes des gens.

• • •

Tu clignes des yeux. Une fois. Deux fois. Trois fois. Puis tes pupilles s'habituent à cette agression qui t'irrite la rétine. Tu te dégages la gorge, toujours aussi nerveuse à chaque passage, et tu ranges t'es feuilles.

Le regard charbonneux, le dos droit, une robe bustier sexy, tu joues l'image de la parfaite godiche un peu adulte superficielle en arborant un léger sourire glosé outrageusement. C'est pathétique. Et au fond de toi, ce rôle te ronge de plus en plus. Jusqu'au moment où des fois tu ne sais plus qui est qui. Si tu es toi ou l'autre...

Mais de toute façon...
Plus rien, n'a d'importance, puisque tu es morte.
Alors ça ou rien...

▬ Un... Deux... Trois, à toi !

Y'a le petit point rouge au coin de la caméra.

▬ Raptor News, Bonsoir. Le journal de 20h en direct pour vous informer des meilleurs... et des pires informations ici bas en enfer ! Mei O'Connor pour vous servir.

Ridicule. Ça te donne envie de vomir.

▬ En gros titre, d'étranges disparitions dans le quartier zéro, avec des découvertes très macabres de membres humains. On soupçonne la boucherie et, ou l'abattoir d'être derrière tout ça, essayant tant bien que mal de provoquer ce qu'il semblerait être une nouvelle mort. Les routes sont de moins en moins sûr et les ouvriers craignent maintenant le fait de sortir, même pour aller chercher le pain...

Plus tu avances, plus tu as l'impression que les informations viennent de mauvaises blagues d'enfants tellement la censure est grosse... Jusqu'au moment où...

▬ ... Dernière info en flash. Un soulèvement dans le quartier de la colère semble se faire ressentir. La milice manquerait d'effectifs ? Nos journalistes en sont convaincus. Des tags et des affichent de propagandes anti-Attila ont été vu dans les rues. De plus... Mais... Qu'est-ce... Mais, de plus Le maître du quartier semble avoir été vu en compagnie d'un charmant jeune... homme... ....

Ta voix se perd.
Tu vois pâlir les caméramans. Tu vois de la nervosité chez d'autre. Et chez toi, y'a les sens en alertes.
Mais qui as écrit ça ? Qui a modifié la censure...




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Dernière édition par Mei L. O'Connor le Dim 16 Nov - 7:04, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Mauvaise blague ▬ Attila    Dim 14 Sep - 22:04


SCOOP





Attila respirait bruyamment dans un coin de la pièce. Il mâchait nonchalamment une barre de nougat tout en jetant des regards noirs autour de lui. Il était assis sur l'une de ces chaises de bureau à roulette, inconfortable au possible. Ses pieds reposaient sur un bureau quelconque, écrasant au passage quelques feuillets de document. Il observait de loin le bordel ambiant qui régnait dans la régie et sur le plateau du journal. Les infos allaient bientôt être diffusées et tout le personnel s'activaient pour que tout soit parfait.

Il avait décidé de venir faire une petite inspection surprise dans l'élégant immeuble de la production du journal. Il n'avait pas vraiment quelque chose à faire de sa soirée, autant la passer en terrorisant son petit personnel. En faite à son arrivé les employés s'étaient divisés en trois catégories. En premier ceux qui n'avaient pas remarqués sa présence. Le boss de la colère s'était en effet glissé discrètement dans un coin, observant son petit monde d'un air impitoyable. En deuxième il y avaient ceux qui l'avaient vus et qui se pissaient dessus à l'idée de tomber entre ses griffes à la moindre incartade. Ceux-ci lui lançaient des regards mi-inquiets mi-concentrés, l'air de dire «stp je travaille bien, me fout pas en taule». Ensuite venait la très réduite et troisième catégorie, celle de ceux qui avaient l'air de s'en branler totale de sa présence. Qui affichait un air même pas surprit de le voir mettre ses sales pattes dans leurs bureaux ordonnés. Mais Attila savait bien que tout ceci n'était que façade et qu'au fond de leurs petits corps pourrissant ils appréhendaient, ils stressaient, ils essayent de passer en travers les mailles du filet qui se resserraient sur eux à chaque minute.

Enfin le journal commençait. C'était comme presque toujours Mei qui présentait les nouvelles. Attila l'observa, détaillant chaque mouvements de ses lèvres, chaque mèches de cheveux noires se mouvoir en même temps que le reste de son corps. De ce qu'il se rappelait c'était une travailleuse lambda, effectuant ce qu'on lui demandait sans vraiment faire de vague. Elle faisait ce qu'elle avait à faire, point. Le coléreux la trouvait un peu éteinte à vrai dire. Si le feu ardent de la colère et de la folie brûlait en lui, il ne voyait qu'une faible étincelle en elle.

Il continuait de manger sa confiserie quand il faillit s’étouffer avec à la dernière phrase de Mei. C'était quoi ce putain de bordel ?! Il se leva d'un bond, il allait lui faire la peau à cette garce. Il souleva du sol le premier employé qui croisa sa route, l'écrasant contre un bureau en vociférant « Putain, toi tu me coupe ça et TOUT DE SUITE. On suspend l'émission. VITE ! ». On entendit le déclic des caméras qui s'éteignaient et les écrans se couper un à un. Des chuchotements émergeaient de toute part. Que c'était il passé ? Pourquoi Attila était là ?

Il se dirigea d'un pas lourd vers Mei. La chaleur était à la limite du supportable et tout le monde transpiraient à grosse goutte. Ça schlinguai sévère dans les studios. Il s’apprêtait à lui décoller un pain en travers de son jolie minois mais se retint à la dernière seconde, préférant écraser sa main sur le bureau de la présentatrice. Il l'a saisie vivement par le bras, la poussant sans ménagement dans les escaliers de l'immeuble. Ils étaient dans les hauteurs de l'immeuble et il n'eu aucun mal à la faire parvenir en sa compagnie jusqu'au toit du bâtiment. Une pluie fine se déclara, brûlant la peau lorsqu'elle s'écrasait avec lourdeur sur l'épiderme. Attila referma rageusement la porte qui menait au toit. « C'EST QUOI TON FOUTU PROBLÈME ? D’OÙ TU SORS CES CONNERIES BORDEL DE MERDE ! ». Il s'assit d'un coup par terre, allumant une cigarette, tirant dessus comme un fou. Il se gratta la tête, observant Mei d'un air dingue. « Répond moi, ou j'te jure j'te pousse du toit, ma belle. Oh et tu sais quoi ? T'es virée. » Son ton était sec et froid, ne laissant pas place à une deuxième bourde. Il avait l'air à deux doigt de se transformer en dragon tellement il fulminait intérieurement. Il avait envie de brûler entièrement l'immeuble, d'entendre des cris, des pleurs. Il jeta un regard gelé à Mei avant d'allumer une deuxième cigarette qui faillit se consumer entièrement entre ses doigts. Elle avait intérêt à avoir une bonne, très bonne excuse.



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MessageSujet: Re: Mauvaise blague ▬ Attila    Mer 17 Sep - 15:50






MAUVAISE BLAGUE




Y'a des petites fourmis dans ta tête. Elles courent, crissent, s'arrachent entre tes parois crâniennes. Ta mâchoire est crispée, presque tes dents s'en briseraient. Alors ça grésille. Y'a des palpitations au creux de ta cage thoracique. Puis y'a un bruit lourd, colérique, cataclysmique. C'est puissant et dévastateur. C'est puissant... destructeur. Ça cri puis tout s'éteint. Tout. Ou presque. Y'a juste un projecteur sur ta face cadavérique. C'est mort. Pas un souffle, juste de grands yeux luisant dans la pénombre. Et toi t'es encore toute seule Mei. Toujours. T'as juste les feuilles entre les doigts. Entre tes doigts fragiles. Juste ça, et les phalanges se crispent.

En fait pourquoi t'as parlé Mei ?

BOUM !


Les feuilles volent et toi tu retombes en Enfer. T'as pas le temps de faire grand-chose ma pauvre que déjà on te lacère ton frêle bras presqu'à t'en briser l'os. Et on te traîne, on te force. On te pousse et tu couines de mécontentement sous les yeux choqués des autres. Les autres cadavres sont tétanisés, ils suent à grosses gouttes.

C'est dégueulasse.

L'ange noir est en colère. Oui, très en colère. Et ça brûle vos chairs, vous suffoquez. Là, tout de suite, t'es qu'une petite souris neurasthénique. Y'a pas grand-chose en ton creux, ou du moins y'a juste cette palpitation terrifiée qui a fait son nid tout contre tes organes. L'animal ronronne farouchement, moqueur.

C'est toi qui va prendre ma petite.

Une porte qui claque et des larmes embrasés ce déverse sur ton corps. Le brûlant, le faisait ployer. C'était lourd, c'était enragé. Terrible apocalypse s'épandant, cyclique, sur l'épiderme mort.

▬ C'EST QUOI TON FOUTU PROBLÈME ? D’OÙ TU SORS CES CONNERIES BORDEL DE MERDE !

La voix s'élève violente dans l'atmosphère humide. Elle frappe, griffe, vrille tes tympans. Et pourtant ça te débloque paradoxalement. De dos, te tenant le bras, la colonne se redresse et le visage se tourne, le regard au sol, la masse fragile.

▬ De mes feuilles ?

Mais la voix est trop faible. Elle monte à peine.

▬ Répond moi, ou j'te jure j'te pousse du toit, ma belle. Oh et tu sais quoi ? T'es virée.

Les mots enfonçant les portes de ton âme nécrosée tu prends une inspiration éteinte et tu te retournes pour faire face au volcan colérique.

Alors l'animal au creux de tes os s'agite...
excité et apeuré...

▬ Je les sors des feuilles que vous avez soigneusement re-censuré avant mon passage. Mais il faut croire que vous m'avez fait parvenir le brouillon, la voix peine à suivre devant ce monstre de muscle, mais tu essayes de tenir ta sévérité au sein de ta gorge, et puis de toute façon, vous pouvez me pousser du toit... Cela ne m'affecte pas plus que ça étant donné que je suis déjà morte.

Tu appuis bien sur le mot et pose tes poings sur tes hanches creuses et serrées dans ta robe violette qui t'empêche de respirer correctement. Le coeur criant son intimidation. Mais tu essayes de ne pas flanche devant la sainteté du sang chaud, te tenant droite.

▬ Et si vous aviez un minimum de jugeote mon bon seigneur, vous ne me vireriez pas... dans votre grand intérêt. En trente ans de loyaux services les gens me reconnaissent et m'aiment ... Si leur présentatrice disparait du jour au lendemain, suite à de telles révélations... ils pourraient se faire des idées... et croire aux balivernes à votre sujet. Si vous arrivez à comprendre où je veux en venir.

Pinçant les lèvres, tu soutiens son regard alors que toute ton âme te hurle de t'enfuir sur-le-champ. Mais non. Tu ne fais pas ça. Surement un peu masochiste sur les bords, ton être n'en démord pas et reste en place. Toutefois les mains un peu tremblantes, tu essayes de cacher ça en les crispants sur tes chairs.

De toute façon tu n'es pas fautive. On t'a tendu un piège, ou que sais-tu encore... Mais vu l'étincelle d'intelligence dans le regard de cet homme, tu serais presque certaine que c'est de sa faute à lui.

Non mais...




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Dernière édition par Mei L. O'Connor le Mar 4 Nov - 20:39, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Mauvaise blague ▬ Attila    Mer 17 Sep - 20:46


SCOOP






Attila leva les yeux au ciel à la réponse de la jeune femme. Putain fallait qu'il se calme et vite. Il respirait bruyamment, avalement presque goulûment la fumée qu'il extirpait de sa cigarette. Son poing frappa le sol, il leva la tête vers Mei. « Crois moi, avec ce que je vais te faire si tu rectifie pas le tir, tu regrettera de ne pas pouvoir crever. ». Ça le foutait dans un état pas possible de reconnaître qu'elle avait raison, cette petite. C'était carrément suspect de la virer après un truc comme ça. Ça n'allait qu'appuyer ces propos. Il passa une main sur son visage, comme si ce simple geste pouvait effacer le rictus de haine qui animait son visage. Il n'était à présent plus question de perte d'emploi mais de "rectifier le tir". Il n'était pas non plus question de prendre les habitants de l'Enfer pour des cons qui ne remarqueraient rien si leur animatrice fétiche passait à la trappe. Il se releva doucement et simplement, faisant le tour du toit, appréciant quelques secondes la vue qu'offrait le bâtiment. Il pouvait voir se dessiner les contours tranchants de la milice, au loin. Une brume blanchâtre recouvrait une partie du paysage, donnant au quartier un aspect de forêt mystique. Il finit par reporter son attention sur Mei. Après tout, elle ne s'était pas trop démontée face à lui, y'en a qui serait déjà roulé en boule par terre à chialer leur maman en le suppliant entre deux sanglots plaintifs. C'est qu'Attila en avait déjà vu des vertes et des pas mûres avec les petites natures qui parfois croisaient son chemin au mauvais endroit, au mauvais moment.

«Bon ok, tu gagne sur ce coup-ci. Je te crois pas assez tarée pour faire toi-même ce genre de truc. Trouve moi le petit fils de pute qui s'amuse à passer derrière la censure et si ça se trouve t'aura une prime ? Pour t'acheter du maquillage moins dégueu' ?». Attila savait bien qu'elle bossait à la télé mais bon, ce noyer sous tout ce maquillage outrageux qui au final ne la rendait même pas plus belle... Putain mais il était en train d'analyser le maquillage d'une nana ? OK il fallait qu'il se casse d'ici parce que là, son esprit ce barrait dans tout les sens. Il marmonna dans sa barbe contre ses divagations, jetant son mégot par terre, l’écrasant avec hargne. Il ruminait dans son esprit qui aurait bien pu oser écrire ce ramassis de conneries. En faite il ne connaissait personne avec assez de couilles pour faire ça. Bha de toute façon Mei allait s'en charger, comme si elle allait lui dire non. Il savait bien qu'elle ne pouvait pas tout voir ni tout entendre mais bon quelques petits coups d’œils indiscrets par-ci par-là au bureau ou travaillaient les gars de la censure, c'était dans ses cordes.

Il savait. Il savait qu'on fond d'elle Mei avait peur. Peur de lui, de ce qu'il pouvait faire. Peur de son pouvoir et sa folie. En général quand on met les deux ensembles ça part un peu en couille. Il savait qu'elle puisait dans ses forces pour lui faire face sans broncher, sans être tentée d'ouvrir cette lourde porte en fer et de se carapater loin de lui, faire comme si tout ça n'avait jamais eu lieu. Il se tourna brusquement vers elle, s'approchant dangereusement. Il l'a plaqua avec une douceur maladroite contre la porte du toit et pris son menton en ses doigts. Il s'approche près, trop près de son visage. « Ne me déçoit pas Mei.. » . Il n'avait pas crié, pas fait de gestes brusques, n'avait pas essayé de lui faire du mal par une quelconque manière. C'était peut être ce qui était le plus dérangeant, c'était quoi ce changement soudain de comportement ?

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MessageSujet: Re: Mauvaise blague ▬ Attila    Dim 21 Sep - 17:59






MAUVAISE BLAGUE



Le coeur est au bord des lèvres. Il bat trop fort, il s'arrache, distant les artères saignantes. Oh oui la peur elle coule, elle pulse dans tes veines, elle se colle, parasite contre les parois sanguines. Et la mâchoire qui se crispe à chaque crépitement de la cigarette du volcan de la colère, ça te fait mal, t'as l'impression que tes dents s'enfoncent dans tes gencives... puis ça saigne tout ça. Oh, tu t'es mordu la joue. 'Tin, et l'hémoglobine qui tapisse ta langue maintenant. C'est dégueulasse. Puis t'as la gorge en feu maintenant tellement le stress est intense. T'as l'oesophage qui gratte, et la sensation de l'acide qui grignote tes chaires, tu la ressens de nouveau...

▬ Crois moi, avec ce que je vais te faire si tu rectifie pas le tir, tu regrettera de ne pas pouvoir crever.

La langue te démange mais les maxillaires ne semblent pas se mouvoir pour répondre à cette attaque. Et c'est peut-être mieux ainsi, pour ta propre survie. Alors y'a juste tes phalanges blanchissantes qui se raidissent sur tes hanches, à tel point que tes os en perceraient presque ta peau. T'as donc juste la carcasse féminine planter devant lui, droite et même hautaine, trop sûrement pour la situation et ta position délicate, mais c'est comme ça. Une posture Prude et provocante, un curieux paradoxe qui en dérange et agace plus d'un. Et le pire, c'est que t'as pas le choix, c'est ton essence, c'est ton histoire. T'es ni un. Ni deux. T'es un et demi.

Puis le silence...
Ce silence et ce crépitement...
Cette odeur de tabac...
Ca te stress...
Ca te ronge.


▬ Bon ok, tu gagne sur ce coup-ci. Je te crois pas assez tarée pour faire toi-même ce genre de truc. Trouve moi le petit fils de pute qui s'amuse à passer derrière la censure et si ça se trouve t'aura une prime ? Pour t'acheter du maquillage moins dégueu' ?

La cage de sang libère un oiseau, manquant le coche un instant, t'as l'impression de perdre l'esprit... un instant... Et c'est le soupire de soulagement qui s'échappe de tes lèvres, baissant le regard, baissant la tête et levant une main froide contre ton visage, sous tes yeux où des larmes noires ont coulé contre tes joues.
C'est de sa faute si tu es moins fausse maintenant...
Alors tu pinces les lèvres.

▬ Humpf... C'est de votre faute si mon maquillage à couler ! Vous-

Ça raisonne dans le calcium de tes omoplates, ça parcours chacune de tes vertèbres, et la vibration du fer s'impose dans ton crâne. T'as pas eu le temps de savourer ta petite gloire et cet élan d'audace que te voilà déjà prise au piège, contre la porte...

Un piège...
Piège...
Sans issue...
Seule.


Le contacte est doux, presque affectif. C'est chaud et puissant. C'est colérique et pourtant différent du reste. Mais une chose est sûre c'est que ça te dérange fortement et ton sang peureux et affolé qu'il est en ce moment vient tinter tes joues faibles et violer ton coeur sans ménagement...

Rien que l'idée de ce corps trop proche, et de ce visage qui se penche sans que tu ne puisses rien faire, fait resurgir une époque que tu préférerais oublier. Tous ces moments dans le noir dans les blocs opératoire... alors que les élèves de ta promotion s'amusaient à t'attaquer au scalpel pour faire tomber le moindre de tes vêtements au sol pour que tu te retrouves complètement nue, devant rentrer au dortoir avec une blouse sale avec des plaies pas jolies du tout, suffisamment profonde pour faire mal, et suffisamment à la surface pour ne pas marquer avec le temps.

Par tous les dieux des dix enfers chinois, t'as envie de t'enterrer.

Puis ce changement si soudain. On dirait elle.

▬ Voulez-vous bien me lâcher ! Goujat ! On n'entrave pas de la sorte une... Lady !

C'est plus fort que toi. C'est une gifle sévère que tu lui décoches. T'aurais sûrement pas dû. Il avait l'air si gentil en plus sur le moment. Non, vraiment, t'aurais pas dû lui faire ça. Mais y'avait ce stress, cette pression contre ton âme, et contre ton corps. Tout d'un coup, le sens logique de tout disparaissant dans un autre temps.
C'était trop dur pour toi de faire encore la prude trop godiche pour se débattre ?

Faut croire que oui. Alors toi, sans aucune douceur, tu le repousses de toutes tes maigres forces et tu te retournes vers la porte pour cacher ta face effrayer, devenu aussi blanche que l'aube.

▬ Je ne vous décevrais pas. Mais sachez que les relations... au travail, ne sont pas de bonnes idées.

Tu voudrais que ta voix soit un peu plus forte à ce moment-là, mais elle se brise sur le mot relation comme si les syllabes t'avaient brûlé la langue.

Tu voudrais partir.
Mais la porte est d'un autre avis.

C'est le début des cauchemars.





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MessageSujet: Re: Mauvaise blague ▬ Attila    Jeu 25 Sep - 20:14


SCOOP





Ça siffle dans l'air et très franchement il ne l'avait pas vu venir. Elle a vraiment osée ? Elle lui à foutue une gifle ? Sérieux ? C'était pas comme si cela aurait pu lui causer une quelconque douleur mais elle avait foutrement du culot. C'est elle qui foutait la merde et elle osait encore la ramener en le frappant ?! La température chuta brutalement. Quelle salope quand même ! Il se retenait, essayait un peu de pas lui faire mal ou de trop la malmener et c'était ça sa réponse ? Un rictus mauvais se plaqua sur son visage et ses sourcils se froncèrent considérablement. Il n'avait pas lâcher son menton et le serrait de plus en plus fort. Un ou deux os de fracturés c'était un juste retour des choses. Mais il eu à peine le temps de lui faire mal qu'il relâcha son emprise, éclatant de rire à la dernière phrase de la jeune femme. Il alluma une autre cigarette. « Mais ma pauvre petite Mei, si je tentait quoi que se soit avec toi, j'te péterais en deux sans même le vouloir. »

Comme pour appuyer ses propos il fixa de haut en bas la jeune femme qui paraissait plutôt frêle, sans défense. Une pluie fine s'abattue de nouveau sur eux. Une pluie froide cette fois-ci, les mouillants légèrement. « Oups, j'espère que tes cheveux ne vont pas friser ». . Le ton était clairement sarcastique. La colère continuait de le consumer, peu un peu. Comme un pétard prêt à exploser à tout instant. Et c'est Mei qui avait allumée la mèche. Il essayait de se contenir tout de même, mais bon. Il vit la jeune femme se débattre dans un combat stérile avec la lourde porte en fer du toit. Un soupir lui échappa, rebelle mais pas trop hein. « Me fait pas croire que tu te pisse pas dessus, tu tremble autant que ta voix» . Il s'approcha, la surplombant de toute sa stature. 3 secondes avant il avait eu envie de la massacrer pour son insolence de merde. De la jeter du toit, entendre ses os craquer et écraser son mégot sur sa dépouille. Mais il s'était un brin repris, après tout elle bossait pour lui. Un sourire en coin lui échappa. «Si tu daigne t’excuser de ton comportement de pucelle effarouchée, peut être que je te laisserais pas crever sous la pluie et t'ouvrirait la porte que ta carcasse arrive pas à traîner » . Il savait très bien que ça la ferait bien chier de faire ça. De se rabattre à s'excuser à piétiner sa petite fierté à deux balles pour pas chopper une pneumonie. Assume tes actes minables ma petite. Il croisa les bras sur sa poitrine, attendant de pied ferme les excuses les plus plates de la part de Mei. Il releva un sourcil et ce pencha vers celle-ci. « Alors, j'attends.. » .

La pluie s’abattit de plus belle sur eux accompagnée de son copain le vent froid. Quelques secondes plus tard c'est les nuages noirs qui s'ajoutèrent à la fête. Le paysage était totalement occulté par le brouillard, comme si il n'existait qu'eux au monde, flottant sur une plateforme de brume. C'est assez flippant et cool à la fois. Attila cracha une longue bouffé de fumée, prenant visiblement un grand plaisir à cela. Mais bon qu'est ce ça pouvait faire ? Il allait choper un cancer des poumons et mourir ? Quelle tragédie ! Un petit rire lui échappa, il n'en revenait toujours pas. Mei lui avait mis une mandale. Après tout c'était pas tous les jours qu'une femme osait porter la main sur lui, encore moins avec un petit regard effronté. Regard qui avait pris la fuite la seconde d'après. Comme elle en ce moment enfaîte, une souris coincée entre les pattes du chat. Ça tombe bien le chat n'as pas vraiment envie de bouffer, mais plutôt de jouer.

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MessageSujet: Re: Mauvaise blague ▬ Attila    Sam 11 Oct - 18:07






MAUVAISE BLAGUE



La saleté. C'est dégueulasse, ça colle comme de la poix. C'est noir et gluant, engluant ton essence, la noircissant alors que cette lueur faiblasse est déjà grise. Alors le coeur se contracte violemment, se débat, s'essouffle, et oui, qu'est-ce qu'il hurle ce muscle sanguin, sanguinaire. Il hurle, il s'agace. Il en a marre, il est sauvage. Dans ce truc qui le serre et l'entrave il en a marre et prend la rage. C'est par accoue, c'est saccadé, irrégulier. L'âme atrophiée par tant de saleté, par tant de peur, elle en essaye le déploiement de sa cage thoracique, prend une grande inspiration et pousse la gueulante de sa peine.

• • •

T'es pas bien forte Mei. En fait, t'es aussi costaud qu'une feuille morte. C'est clair que tu fais pas le poids face à la montagne qui te faisait mal aux os. Tu peux rien contre ça, et pourtant t'es teigneuse alors qu'il faudrait pas. T'es teigneuse, voir même masochiste. Au final on pourrait même croire que t'aime ça qu'on t'enserre et qu'on te fasse mal. Mais non. C'est pas vraiment ça. C'est pas du tout ça même. Femelle plus ou moins soumise que tu es, tu te défiles et t'arrive même pas à soutenir le regard de ton tortionnaire. T'as même envie de rendre le néant acide qui gravite dans ton estomac.

▬ Mais ma pauvre petite Mei, si je tentait quoi que se soit avec toi, j'te péterais en deux sans même le vouloir.

Face à lui, y'a un déclic. Un nouveau déclic pas vraiment bon pour toi. T'es yeux se lèvent vers ceux de l'incarnation de la Colère, et tu plantes tes lames d'aciers au plus profond de ses pupilles, froide, dure tu t'accroches à cette remarque que tu ne peux pas laisser passer. Pas qu'elle te blesse, mais dans tes valeurs profondes c'est inadmissible !

▬ Oh !, laisse tu passer, indignée, Vous n'êtes qu'un grossier personnage !... Et ne me détaillez pas de la sorte ! C'est impoli !

Alors qu'une nouvelle pluie fine, mais froide, se dépose violente sur vos épaules, le grand chef se permet une remarque moqueuse. Celle-ci d'ailleurs a pour effet de te faire pincer les lèvres plus encore et de faire bouillir en toi quelque chose qui ne remonte que fort rarement.

Il t'agace.

Ce comportement aussi peu distingué a le don de te mettre hors de toi et de te faire perdre la tête. Tu as vraiment une sainte horreur de l'illogique, et même, il te semblerait que ce curieux personnage en face un fabuleux jouet. Et cela te mange les nerfs encore plus. Et ça te fait peur encore plus.

Alors que L'Attila joue de sa stature imposante pour t'intimider, te te fait violence et soutient son regard crépitant de folie colérique. Oui tu as très peur de lui. Oui tu as l'impression que tes organes se liquéfient en sa présence, mais t'es origines et ton éducation quoi que de bonne famille, t'interdissent de concevoir une condition de marionnette. Alors tu es droite sur tes escarpins, la poitrine en avant et les poings sur les hanches pour te donner une contenance.

▬ Si tu daigne t’excuser de ton comportement de pucelle effarouchée, peut être que je te laisserais pas crever sous la pluie et t'ouvrirait la porte que ta carcasse arrive pas à traîner.

Il croise les bras.
Tu mimes.
Il relève un sourcil.
Tu mimes.
Il se penche.
Tu soutiens ta posture.
Tu assumes.
T'assume sans aucun soucis ce que tu t'apprête à faire.
Jouer.
Toi aussi.

▬ Alors, j'attends...
▬ Vous allez pouvoir attendre longtemps parce que je ne m'excuserais par pour cette gifle que vous avez bien mérité... Et il semblerait que vous ayez une mémoire fort courte Mon Seigneur, car je vous ai déjà rappelé qu'il était impossible que je meurs. Car NOUS le sommes DÉJÀ. Mais peut-être que cette idée vous fait peur, donc vous essayer de vous rassurer en menaçant une pauvre pucelle effarouchée de mettre fin à ses jours morbides... Hum.

Battant des paupières et assez fière de toi tu détournes le regard et détournes ta carcasse de ce monstrueux amas de cellules, toussant aussi par la même occasion lorsque l'animal te crache sa fumée à la face.

Le bruit de tes escarpins sur le sol résonne dans l'atmosphère humide et brumeuse qu'a installé le colérique. C'est une onde qui accompagne les piqûres acides de la pluie qui martèle plus fort vos corps. Et là, dans un élan de chaos contagieux, tu te sens taquine, mesquine.

▬ Mais si cela peut vous soulager, je peux très bien me mettre au bord, proche du vide... Et glisser malencontreusement à cause de la pluie. J'aurais peut-être un peu mal sur le coup mais sans plus... Ah là là... Votre réputation détruite et votre espoir de remonter la pente avec... dans un malheureux accident où vous aurez été étrangement spectateur... Ça ferait un beau titre... Étrange accident après des révélations compromettantes au sujet du chef de la colère...

Le claquement félin s'arrête lorsque le bout de tes chaussures se trouvent au-dessus du vide. Tu regardes en bas... Enfin tu essayes... La brume te brouillant la vu. Relevant la tête vers un ciel qui n'existe pas, tu déploies tes bras graciles comme des ailes, découvrant dans la vanité le corps cadavérique qui te sert d'enveloppe. Prenant une grande inspiration tu laisses couler l'eau sur ta peau nue, ton corps pleurant. Le noir de tes yeux dégoulinant dans ton cou, on pourrait croire que ton âme s'échappe.

▬ La pluie est agréable... Mais je crois que je glisse... Si personne ne me rattrape il risque d'y avoir de la viande froide plus bas...

C'est un jeu stupide auquel tu joues.
C'est un jeu pervers auquel tu joues.
Mais cela reste un jeu.





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Dernière édition par Mei L. O'Connor le Mar 4 Nov - 20:40, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Mauvaise blague ▬ Attila    Mer 15 Oct - 19:35


SCOOP





Attila voulut répondre quelque chose de cinglant, blessant. Mais il resta bouche bée. Garce. Elle prend un air hautain et te regarde l'air d'avoir gagnée la partie. Jusque là Attila avait réussi à se contenir devant toutes les injures qu'elle lui faisait subir, voir à cacher sa colère derrière de l'ironie acerbe. Mais elle persistait, enchaînait provocation sur provocation. C'était quoi son but au juste ? Il fulminait, faisait les cents pas, tirait rageusement sur sa pauvre cigarette. « Tu te prends pour qui sérieux ? ».

Elle fait mine de se laisser tomber, se lance dans un chantage abusif qu'elle ne contrôle pas vraiment. En tous cas elle ne démord pas et joue bien trop avec le feu incendiaire qu'est Attila. Il s'approche d'elle à grands pas, affichant une expression froide, résigné presque triste. Elle se penche un peu plus vers le vide, juste assez pour donner l'impression qu'elle peut vraiment le faire. Lui ouvre ses bras frêles, se préparant au grand plongeon. Elle est trempée jusqu'à l'os, Attila aussi d'ailleurs, ce qui ne l'empêche pas d'avoir chaud. Il pose légèrement sa main sur le milieu de sa poitrine, froisse le tissu délicat de sa robe.

Puis il exerce une pression, assez forte pour faire reculer Mei. Il voit ses pieds se prendre dans le maigre rebord du toit, la pousse un peu plus jusqu'à qu'elle ne puisse plus rien faire que tomber dans le vide insipide de cette froide soirée. Il voudrait ricaner, crier à la victoire mais d'un coup c'est le gris, le vide et le néant. Il.. Il tombe ?! C'est quoi ce bordel ? La première chose qu'il voit malgré le fait que tout défile à vitesse grand v devant lui, c'est la main blanche de Mei serrant fortement son avant bras. Garce jusqu'au bout celle là ! Après tout c'est de bonne guerre. Il ne pense qu'à ça, ne voit que ça. Il n'as même pas le temps d'être envahi par la colère que le sol vient indélicatement à leur rencontre. C'est lui d'abords qui tombe lourdement à terre, chute faiblement amortie par quelques amas de poubelle en putréfactions. Ça fait un mal de chien il aimerais hurler mais quelque chose lui coupe le souffle avant, l’assommant partiellement au passage. Il ouvre lentement les yeux et distingue une forme blanchâtre qui remue sur lui, Mei. Attila renverse la tête en arrière observant l'immeuble qui les surplombe. Encore heureux qu'il n'est pas été plus haut. «Putain... ». Il bouge un peu, mais chaque mouvement lui tire une grimace et répand une douleur aigu dans son corps. Après une série de petits couinements et d'insultes à l'encontre des quelques os qu'il s'est très certainement cassés ou fracturés il pousse un lourd soupir. Quelle merde.

Il regarde Mei, il pense à lui demander si elle va bien, à prendre un air faussement désolé puis finit par éclater de rire en pensant au ridicule de cette situation, rire qui lui arrache vite un mal de côtes horrible. Il s'arrête en hoquetant, reste étalé à même le sol, sous la pluie. Bordel, il se sent pas très bien à vrai dire. Saloperie de chute, saloperie de Mei, saloperie de fierté.

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Mauvaise blague ▬ Attila    Sam 8 Nov - 10:50






MAUVAISE BLAGUE



C'est complexe. C'est violent, enivrant. Dangereux. L'illogique, maîtresse de tes sens se joue de ton corps, de ta langue. Tu ne l'aimes pas celle-ci. Trop douce, trop sucré, trop piquante en même temps. C'est un curieux poison. Poison pouvant être fatal dans certains cas. Tu as l'impression d'être dans un cirque dans ta tête. Un maître sadique, un clown fanfaron, un funambule suicidaire et un dresseur de lion orgueilleux. C'est bruyant, ça part dans tous les sens. Un hurlement par là, un rire par-ci un rugissement animal de l'autre. Tout ceci rythmé par l'agaçant tic tac du temps qui s'écoule entre deux réflexions.

Tu ne comprends plus ce que tu fais.
Toi Mademoiselle aux allures godiches trop sage, tu te trouves là, à faire l'intéressante un peu masochiste.
Et dans ta tête tout se contre dit.

T'as l'impression de ne plus être de ce corps. T'as l'impression d'être au-dessus, en train de regarder impuissante, ton sort.

Un froissement.
Une pression.
Une chute.
Mais pas seule.

Ton corps a eu l'étrange réflexe de tenir à sa vie. Sans mauvaise blague. Tu sers si fort le bras de la montagne que tes phalanges pourraient en déchirer ta peau trop fine. Tout autour de vous défile à la vitesse grand V. Tout n'est que étalement de couleurs sales, sans formes, sans sens. Alors t'as le coeur dans sa cage, qui bat à tout rompre. T'as le coeur qui s'affolent, qui hurlent. Ouais, et ça fait mal. Tu te prends même à prier tes dieux, chose que tu n'as plus faite depuis que tu es arrivé ici. Tu les prie fort et...

Tu demandes pardon.
Puis c'est la fin.
Le sol. Des craquements. Tu crois que c'est la fin. TA fin.
Mais non.

Sous toi ce n'est pas la froideur de la terre que tu sens, mais une chaleur un peu molle qui t'accueille. La tête contre cette étrange chose, t'arrive à entendre un battement régulier mais quelque peu affolé. T'arrive à entendre... un coeur ?!

Un peu comateuse et encore tremblante de peur tu ouvres les yeux que tu avais fermé, et tu te retrouves allègrement allongée sur le torse de ton Boss en train de craquer et de jurer.

Il pleut. Ça sent passablement mauvais. Tu es bouche bée et tu sens de nouveau le rouge monté à tes joues.
Avant que cela n'explose.

▬ Par les Shidian Yanwang ! Mais, qu'est-ce que... Qu'est-ce qui vous à pris ! Vous n'êtes définitivement qu'un sombre idiot ! Un abrutit ! Un grossier personnage ! Un goujat ! Et-et-..., le souffle te manque et la Colère rit, Je vous défend de rire de la sorte ! Vous auriez pu me réduire en bouillie ! BAICHI !

Sur cette insulte en délicatesse et avec une voix aussi crissante que des ongles sur un tableau noir, tu tapes du plat de la main sur l'un des pectoraux de ton amortisseur. Te doutant de la douleur que cela peut procurer.

Soupirant, tu te lèves un peu rigide, la robe dans un sale état, et partiellement déchirée au niveau de la poitrine, découvrant de la dentelle noire, ce qui te fait rougir encore plus. L'acier de tes yeux s'enflamme d'une rare violence, détaillant le corps de l'Attila en train de crier.

▬ Regardez ce que vous avez fait, D'un mouvement de main qui te fait mordre les joues de douleur tu désignes son amas de cellule, avec VOS bêtises, vous vous êtes salement amoché, tu soupires agacée, et il faut bien l'avouer un peu amuser face à cette situation.

Enlevant tes escarpins -foutus- tu t'approches du Big Boss et te met à genoux à côté de lui, l'air un instant plus doux, poussant par la même occasion quelques poubelles. Tu commences à l'examiner, à palper par-ci par-là des muscles rigidifiés par le stress.

▬ Pas un bruit, j'étais médecin dans mon autre vie, dis tu sévères à ce patient agité,... Luxation de l'épaule... Poignet brisé... fracture de l'humérus... ah... Enfoncement de la cage thoracique partie droite... Et je n'ose même pas regarder les jambes. Heureusement pour vous, vous êtes une montagnes de muscle et vous êtes déjà mort. Par contre vu votre musculature vous allez souffrir lorsque votre corps décidera de se réparer. Cela va être très douloureux... et vous prierez vos dieux pour mourir une seconde fois. Mais bon, c'est juste histoire de quelques heures semblerait-il, ici bas. Rien de bien méchant pour un homme de votre gabarit... je suppose...

Doucement tu te moques de ce héros de guerre à la merci des éléments. lui tapotant la joue. Mais tu es toujours en colère contre lui, qui stupidement a glissé avec toi. Tu es toujours très en colère contre toi, contre ta fierté mal placé.

▬ En attendant. Il faut qu'on se sorte d'ici. Et si vous vous trouvez être docile, je pourrais sûrement faire quelque chose pour que votre réparation soit moins éprouvante.





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Hell'HRP:
 
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MessageSujet: Re: Mauvaise blague ▬ Attila    Ven 14 Nov - 17:23


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Attila regarde Mei. Elle est un peu flou. Mais elle gesticule, elle crie. Bha elle doit pas aller si mal que ça. Il essai maladroitement de se relever mais retombe illico. La colère revient au pas de course, ça le froisse de se sentir si faible. A ce faire pouponner par une femme dont le tour de taille doit égaler celui de sa cuisse. Il tourne la tête, agacé de ce faire réprimander. « MA FAUTE ?! Tu te foutrais pas un peu de ma gueule là ?! Je.. ». Sa phrase s'éteint dans un toussotement rauque, son corps lui fait comprendre qu'il faut qu'il la ferme si il veut pas cracher ses poumons. Il se contente d'un regard noir.

Quelle saloperie de journée. Il pourrait demander de l'aide mais il préférait crever pour de bon plutôt que de s'abaisser à ça devant elle. Pourtant il la regarde sans rien dire s'agenouiller doucement à côté de lui, émettant de tant à autre des bruits de protestation quand la douleur devenait trop présente sous les mains qui le palpait avec minutie. Il reste de marbre sous l'énonciation de ses maux, lui tout ce qu'il voit c'est qu'il n'arrive même plus à lever un bras sans grincer des dents. C'est du pareil au même. Il pousse un soupir las. Réunissant le peu de volonté qui cours encore en lui, il se redresse lentement, s'adossant au mur qui lui fait face. Si quelqu'un le voyait dans cet état.. On dirait un clodo qui vient de finir de cuver sa bière à deux balles dans les poubelles. La fatigue le prend d'un coup. Il ne sent plus très bien le bout de ses doigts, ses yeux se ferment tout seul. Bordel c'est pas vraiment le moment de piquer un somme ici. Surtout si c'est pour se réveiller dans un état encore plus piteux. Il se maintient réveillé avec difficulté, essayant de regarder Mei pour ne pas sombrer dans les méandres du sommeil. Ça ne marche pas vraiment, ses yeux dérivent, se perdent sur son décolleté. Un petit sourire ce colle sur ses lèvres. « Sympa la dentelle ». Il sait parfaitement qu'elle pourrait lui en coller une pour ça, mais il s'en fou royalement. Toute façon elle pourra pas plus l'amocher que maintenant. Après un petit moment de perdition il se reprend. Elle à raison, il faut qu'ils se barrent d'ici. S'appuyant sur un vieux container il se remet difficilement sur pieds. Ses jambes lui cries de poser son cul tout de suite par terre et de plus bouger mais il fait la sourde oreille à la douleur. Il aura le temps de souffrir une fois chez lui. A vrai dire cela faisait des lustres qu'il n'avait pas ressentit une douleur aussi lancinante. Il avait l'impression d'avoir les os en miettes, la chair en bouillie et que tous ses organes se payaient une petite balade dans son corps.

Bon ok, il était un peu près sur pieds et il avait de la chance son appartement n'était pas très loin. Un vent glacé s’abattit sur eux. Signe avant coureur d'une bonne petite crise de colère intérieur. De la colère tournée vers cette putain de douleur généralisée et son putain de corps en lambeaux. Il tourne la tête vers Mei, l'ayant presque oublié pendant un instant. « Allez viens, on bouge».




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