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 L'antre de la bête [Meimei]

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MessageSujet: L'antre de la bête [Meimei]   Sam 22 Nov - 20:09

L'antre de la bête





« Il est plus facile de faire la guerre que la paix. »






|Attila est essoufflé il s'appui maladroitement contre la porte, cherchant ses clés dans ses poches. Priant pour ne pas les avoirs paumées dans les poubelles en tombant. Il pousse un soupir en entendant le cliquetis réconfortant de la ferraille au creux de sa paume.

|La porte s'ouvre sur un espace sobre, éclairé et bien rangé. Un sofa blanc imposant trône dans un coin, indiquant que cette pièce est sans doute le salon. Attila s'engouffre à l'intérieur, laissant la porte ouverte pour Mei. Il s'empresse de jeter au sol la loque qui lui sert de tee-shirt en grimaçant. Se dirigeant tant bien que mal vers la cuisine, il en ramène quelques bouteilles d'alcools plus ou moins fort ainsi que deux verres qu'il pose sur une table basse proche du canapé. Canapé dans lequel il s'affale avec fracas quelques secondes plus tard.

|S’étalant de tout son long sur sa "couche" il jette un regard à Mei. « J'ai l'impression que je vais crevez une deuxième fois putain ». Après avoir avalé une copieuse rasade d'alcool il commence à se sentir un peu mieux.

|Fixant le plafond des yeux, il ne bouge plus pendant quelques secondes. Au moins il n'est plus en train de comater entre deux poubelles. Il avait envie de prendre une douche, de boire, fumer, de balancer un tee-shirt trop grand à la figure de Mei pour qu'elle se couvre (oui il pouvait concevoir la notion de pudeur) mais ses jambes refusaient d'obéir.



|On aurait pu croire que l'habitation d'Attila était dans un bordel sans nom, que des trucs moisissaient dans son frigo et qu'il y avait des slips sales sous son lit. Mais étrangement il n'en était rien. L'appartement était en ordre et dans un état de propreté relativement acceptable. Mais si on regardait attentivement on pouvait facilement deviner que certains des éléments de l'appartement avaient fait les frais de la violence incontrôlée du maître des lieux. Des meubles étaient cabossés, voir cassés par endroits. Les restes d'un rideau déchiré pendaient mollement à une tringle, sans parler d'une chaise en mille morceaux dans un coin de la pièce.

|Allumant une cigarette, Attila jetait des regards appuyés sur sa poitrine et ses jambes, histoire d'évaluer les dégâts par lui même. Il testa plusieurs positions, plusieurs mouvements, poussant des jurons quand son corps le rappelait à l'ordre. « Bon, t'avait pas dis que t'allait me remettre sur pied madame jesuisdocteurdansuneautrevie ? »


|En fait il ne savait même pas si il était capable de pouvoir se relever de ce foutu canapé. Ses articulations semblaient rouillées et ses organes tournaient au ralentit. Ses poings serraient tant qu'ils pouvaient les accoudoirs du canapé au gré du va et viens de la douleur.



HRP
Sorry du début un peu pourri j'était pas mega inspiré, j'espère que ça t'ira ;3;






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MessageSujet: Re: L'antre de la bête [Meimei]   Dim 23 Nov - 18:05






ALLO DOCTEUR ? J'AI MAL.



Dos qui grince, phalanges qui craquent, esprit embrumé. Les cellules hurlants de douleurs, des spasmes incontrôlés qui prennent possession des membres, voilà dans quel état tu te trouves actuellement. Blafarde, les orbites creusées par le mascara baveux, les yeux gris et fiévreux, tout ça te donne un air encore plus cadavérique qu'à ton habitude. Les couleurs sont tellement malades qu'on pourrait te confondre avec un fantôme. Tu ne vaux guère mieux que de la viande froide, encore un peu et ton système nerveux s'arrête, trop souffrant pour continuer.

Encore si peu avant la fin...

Un si peu d'ailleurs qui ne vient pas. Un si peu qui ne viendra pas. Car celui-ci est déjà passé... Il y a bien trente années. Alors maintenant, t'es obligé de subir ton sort de douleur. Encore et encore. Mais bon, après tout, c'est bientôt la fin.

Pour que le cycle recommence...

• • •

▬J'ai l'impression que je vais crevez une deuxième fois putain.
▬ Je vous avais prévenu... Il ne fallait pas faire le malin et faire monsieur "musclerespectemoifemelle ", réponds-tu du tac au tac à l'accidenté.


C'est propre et cabossé par ici. Y'a de la lumière et pas une poussière. L'exacte opposé de l'idée que tu te faisais du chez-sois du grand Patron. A quelque chose près, le mobilier n'est pas toujours très régulier, par-ci par-là il est possible de voir les traces d'une colère passée.
Là, tout de suite, tu te sens gênée. Mais pas comme quand tu étais sur le toit avec la grosse montagne. Non, c'est une autre gênée, un truc plus pudique. Cependant tu n'as pas le temps de tournée autour de tes états d'âmes. Pas tout de suite, il y a beaucoup plus important.

▬ Bon, t'avait pas dis que t'allait me remettre sur pied madame jesuisdocteurdansuneautrevie ?
▬ Hum...


Un rappel à l'ordre et tu retombes en enfer, laissant t'es pensées futiles dans un coin pour te concentrée sur le vif du sujet, que monsieur te fait bien ressentir. Alors tu pinces les lèvres, la fièvre de tes yeux laisse place à une toundra glacée, et tes poigts creuses tes hanches, sévère.

▬ Si vous n'êtes pas un peu moins pinçant, et si vous n'arrêtez pas de vous plaindre, je peux très bien faire le contraire !, tu plisses les yeux et plantes tes lames grises dans les yeux du patient, laissant un silence un court instant avant de reprendre, sûr de toi, Bon ! Vous allez faire tout ce que je vous dis sans broncher !.... Et on aura besoin de beaucoup d'alcool...

Sur ses mots, tu t’empares d'une bouteille d'alcool fort et sers les deux verres, pour en boire un d'une traite, laissant glisser le liquide acre et brûlant dans ta gorge, te donnant une nouvelle force.

▬ Surtout vous..., tu prends l'autre verre que tu avais remplit jusqu'à ras bord et le tend à l'Attila, buvez tout. On va débloquer votre respiration. Je ne vous cache pas que ça va être dur, très douloureux et franchement pas agréable. Va falloir prendre sur vous. Vous avez de la chance, l'enfoncement n'est pas gravissime, il pourrait y avoir pire... Mais vos muscles vont faire force... et ça risque vraiment de ne pas être une partie de plaisir.... BON ! On va commencer... Mettez vous sur le côté. Dos à moi.

Tu es dans un autre monde. T'es dans ta petite bulle. Comme une vague violente toutes tes années d'études déferlent dans ta mémoire. Ton corps, c'est juste tes mains. Juste tes doigts qui s'activent, tes paumes qui pressent, tes poignets qui se tordent. Alors tu prends fermement l'épaule de l'Atilla, tu presses ton autre main entre ses omoplates et tu prends une grande inspiration.

▬ Alors, Vous allez respirez le plus fort possible. Vous allez développer vos poumons le plus possible, même si ça fait mal. Moi je vais vous aider à tenir votre dos le plus droit possible, et je vais pousser avec ma main... Si vous avez envie de hurler, de pleurer, libre à vous. Mais il faut respirer ! ... A 3 vous développez... 1... 2..., Tu pousses avec ta main, 3 ! Développez !

De toutes tes forces tu appuis dans le dos de ton patient. Tout ton poids. Toute ton âme.

Puis tu te souviens...
Tu te souviens que c'était ça qui te faisait vivre...
C'est ça qui te faisait vivre, et qui t'a tué.

Mais tu pousses quand même. Un moment tu te sens vivante. Tu te sens utile.





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MessageSujet: Re: L'antre de la bête [Meimei]   Mar 23 Déc - 1:40

L'antre de la bête





« Il est plus facile de faire la guerre que la paix. »






|Attila ricane quelque peu. « Ouais ça va faire mal quoi pas de quoi baragouiner pendant des plom... PUTAIN MAIS CA FAIT MAL ! AIE ! ». Le général se cambre vivement sous les paumes de la journaliste. Bordel ça fait un mal de chien. Serrant les dents il tente tant bien que mal de garder une respiration stable. Il ne voulait même pas savoir ce que pouvait donner la douleur sans alcool.

|Sous les gestes habiles de Mei il a l'impression d'être une statue de sel qui s’effrite lentement. Son corps hurle silencieusement, ses mains se crispent violemment sur le sofa, arrachant le revêtement par endroit. Sa respiration est bruyante et le tableau du boss de la colère en train de gueuler à l'agonie à cause de la frêle Mei pouvait sincérement prêter à sourire.

|S'étirant longuement il fini par se retourner en soufflant, fixant Mei de ses yeux fatigués. « Ok, ok on fait une pause là. » Engourdit par la boisson, il prend maladroitement un autre verre qu'il boit d'un trait avant de s'essuyer la bouche d'un revers de la main.

|La fatigue lui tombe d'un coup dessus. Il se sent las. Poussant mollement un soupir il reporte son attention sur Mei. Prenant soudainement conscience qu'elle aussi devait être à bout. Même si Attila n'était pas d'un naturel altruiste, il n'était pas le dernier des connards avec la nana qui acceptait bien de s'occuper de sa carcasse. Après tout, elle aurait très bien pu le laisser en milles morceaux et se barrer en rigolant.



|« On fond à droite y'a la salle de bain. Va prendre une douche, ça te fera du bien. Prends des affaires de rechange dans ma piaule, c'est pas tes robes en dentelles mais ça sera toujours mieux que les loques que tu te traînes. »

| Il aurait bien piqué un somme mais la douleur le tenait réveillé. Putain ça allait ce finir quand ? Sentant quelque chose remuer vers ses pieds, il pose un regard sur une boule de poil gigotant entre ses jambes. Levant un sourcil, il empoigne le lapin nain qui se tapis contre lui. « Tiens t'es pas mort toi ? » Le caressant doucement toute en s'allumant une cigarette, il s'efforce de tourner ses pensées vers ce lapin à la con histoire de ne plus songer à la douleur lancinante.


| Il l'avait trouvé un soir pataugeant tant bien que mal dans une énorme flaque d'eau après des pluies torrentielles. Pris d'une espèce de pulsion il l'avait ramené chez lui. Depuis la lapin vivait dans l'appartement du Huns en toute liberté, grignotant à son gré l'énorme botte de foin qui traînait dans un coin de la cuisine. Parfois Attila ne le voyait pas pendant des jours puis il réapparaissait miraculeusement quand il s'y attendait le moins. Des fois il se demandait bien ce qu'il lui avait pris de ramener ce truc chez lui, il ne lui avait jamais donné de nom et se refusait catégoriquement à se dire qu'il était ne serait-ce qu'un peu attaché à ce foutu truc qui rongeait les câbles de sa télé.

|Et puis honnêtement, il ne voulait pas que le monde sache qu'il avait une chose pareille chez lui. D'ailleurs pourquoi fallait qu'il se pointe pile quand une journaliste était dans sa baraque ? Saloperie d'animal tiens.



HRP
Retard de ouf, gomen !






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MessageSujet: Re: L'antre de la bête [Meimei]   Ven 16 Jan - 17:10






ALLO DOCTEUR ? J'AI MAL.



Les cris, le souffle qui s'accélère. Ouais, c'est de la bonne musique pour toi. Cette souffrance qui s'exprime, qui agonise, qui tel un parasite c'est attaché au corps, maintenant elle doit partir. Doucement elle s'en délaisse, laissant au creux du vide le souvenir d'un mal vif. C'est une nouvelle ivresse qui se mélange à l'alcool qui parcourt toutes tes veines. L'exaltation de ta vie passée remonte doucement ton échine dans un frisson délicieux. Puis des flashs, des battements de coeur incontrôlé, des crises de larme... Des cauchemars.

Le passé.

Tu revois le sang sur tes mains, le sang sur les instruments de chirurgie, le sang sur les murs, le sol. Tu sens de nouveau l'odeur du latex, et tu entends surtout résonner des rires et des plaintes déchirantes.

Tes mains se retirent de la peau blessée du guerrier Huns. Tes yeux fermés se réouvrent sur la lumière, blessant tes pupilles grisées par les pensées. Mais tu te reprends, tes lèvres se pincent à nouveau, ton masque d'indifférence se redessine . Un peu bancal, mais il est là, peint sur ta face blanche et fiévreuse.

▬ On fond à droite y'a la salle de bain. Va prendre une douche, ça te fera du bien. Prends des affaires de rechange dans ma piaule, c'est pas tes robes en dentelles mais ça sera toujours mieux que les loques que tu te traînes.

Sans un mot tu te lèves et fuis vers ce qu'il t'a désigné. Impoli est sûrement ton comportement, il te prendra même peut-être pour la dernière des idiotes, pour une petite chose faiblarde qui fuit... Et pourtant la réalité est tellement différente. T'aurais voulu lui répondre quelque chose. T'aurais voulu l'agresser avec des mots... Mais ta langue est morte dans ta bouche. A l'intérieur de tes joues, au fond de ta gorge, tu sens un truc acide, un truc acre. Pas comme quand tu as quitté la vie, c'est encore différent. En fait, t'as juste envie de vomir. Mais tu te retiens.

Pas de faiblesse.

Alors que l'eau de la douche se déchaîne sur ton maigre corps, tu te laves frénétiquement les mains alors que rien ne les tâches. La respiration s'étant soudainement accélérée. Tu sens les larmes te monter aux yeux, ça pique, mais rien ne s'écoule. C'est sec. Tu presses les paupières, tu sers les dents et tu essayes de faire en sorte que cet état désagréable ne soit plus qu'une lointaine sensation. Tu fais le vide. Tu veux plus rien dans ta tête...

Au final, tu prends une grande inspiration, coupe l'eau, te sèches rapidement avec une serviette propre trouvée là au pif, tu formes une sorte de chignon déstructuré avec tes cheveux et va chiper un t-shirt dans une commode. Pas besoin de plus, les manches qui sont sensées être courtes t'arrivent aux coudes, et le reste à mis-cuisse....

Un peu plus présentable tu retournes au salon, où tu t'arrêtes dans le cadre de la porte à la vu d'une petite chose poilue et mignonne, un peu tremblotante sur le torse du Boss de la colère. Un léger sourire en coin s'étire sur tes lèvres pâles et tu t'adosses sur le côté, les bras croisés sans que ton regard ne se détourne de la "petite chose".

▬ Il est mignon votre Lapin... Comment vous l'avez appelé ?

Tout le monde a des secrets. Plus ou moins joyeux, plus ou moins gênants. Tranquillement tu t'avances, tes peurs et tes démons envolaient. Ça fait tellement longtemps que tu n'as pas vu quelque chose d'aussi angélique.

▬ … Je me demande comment une chose si innocente peut se trouver en Enfer..., Laisses-tu passer entre tes lèvres alors que ce n'est qu'une pensée futile. Étrangement calme, tu reprends toujours en fixant le lapin qui se trémousse, Normalement votre respiration doit être revenue plus ou moins à la normale... Vous voulez reprendre, pour votre bras déboîté ?





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MessageSujet: Re: L'antre de la bête [Meimei]   Jeu 29 Jan - 17:36

L'antre de la bête





« Il est plus facile de faire la guerre que la paix. »






|Attila se retourne vivement à l'entente de la voix de Mei. Avait elle été très rapide pour faire sa toilette ou était-ce lui qui avait sombré dans une étrange torpeur ? Il était incapable d'en décider.

|Avec son tee-shirt trop grand et son air de paumée on aurait dit qu'elle sortait tout droit d'un film, un vieux polar dramatique. Mais au delà de ça et ce pour la première fois, Attila ne l’aperçut pas sur la défensive. Sa carapace d'ironie acide était elle tombée en lambeau ?

|En tous cas il ne tenait pas à le vérifier dans l'instant et n'était pas vraiment d'humeur à envoyer des pics. Haussant lascivement les épaules, il répond: « Il a pas de nom, j'lui en ai jamais donné un. ».

|Pendant une seconde il songe à menacer Mei si jamais l'idée lui venait de révéler la présence de son petit compagnon à poils mais il se fait violence pour ne pas entamer les hostilités. Posant le lapin à terre, il le regarde songeur, réfléchissant aux paroles de la journaliste. Lui aussi se demande bien ce que foutait un lapin en plein milieu de son quartier mais les hypothèses qui lui traversent la tête sont tellement tordues et débiles qu'il préfèrent les oublier sur le champ.



|Il pose son regard sur Mei tout en se tâtant approximativement les membres. « Ouais ça va un peu mieux. . Se tournant maladroitement, il reprend «Ok pour continuer. De toute façon tu pourra pas plus m'amocher que maintenant. Et puis j'ai la compensation de te voir à moitié à poil. Ça se trouve t'as même pas de culotte et en plus je .... AIE ! ».

| Le boss de la colère gesticule tant bien que mal, ralentit quelque peu sous les effets de l'alcool. Il porte une main à son mollet d'ou s'échappe un mince filet de sang. « MAIS CA VA PAS, CON DE LAPIN ! CA TOURNE PAS ROND DANS TA CABOCHE OU QUOI. SI JE TE CHOPPE JE TE BOUFFE ! ».

| Bien entendue avant même qu'il ait fini sa phrase la bestiole s'était déjà carapaté à mille lieu de la maison. C'est avec une moue de colère froide qu'il se retourne rageusement dans le canapé, se faisant mal au passage. Sachant pertinemment qu'il ne peut pas partir à la recherche de son agresseur, il reporte son attention sur la peau blanche de Mei qu'il détaille longuement. Il finit par se calmer docilement afin de laisser la journaliste continuer de le soigner comme elle le peut. Son contact n'était pas déplaisant au final, ferme mais étrangement tendre à la fois. Bon son corps le faisait souffrir le martyr mais il au final il trouvait un peu de positif dans tout ça.




HRP
8DDD






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MessageSujet: Re: L'antre de la bête [Meimei]   Mar 3 Fév - 17:39






ALLO DOCTEUR ? J'AI MAL.



Tout aurait put se passer sans accroche quand tu es sortie de la douche. Oui, c'était une hypothèse plus que plausible avec les haines retombées. Mais les instants ne se décident pas toujours comme on le veut. Tes joues rougissent d'un coup quand l'esprit lubrique du Huns se manifeste sans gêne. Tu sens ton estomac et ta gorge se serraient d'un coup. Tout ton corps se raidit et tes cuisses se serrent. Une douce colère nait de nouveau entre tes côtes même si tu es un peu déstabilisée. Mais tu n'as pas le temps de dire quoi que ce soit... Le lapin malicieux l'a fait à ta place ce qui te fait lâcher un," Bien fait ! ", pinçant et transpirant la mesquinerie.

Mais c'est une nouvelle blessure sanglante qui s'ouvre...

Tu détournes ton regard un court instant pour prendre une grande bouffée d'air et calmer les pulsions et les souvenirs qui habitent tes esprits. En attendant tu trouves une façon de te vengeait des dires pervers de ton Boss. Te forçant à poser les yeux sur la mince blessure d'où coule quelques fils rouges, tu soupires blasée," Un nouveau bobo... Mais vous êtes fort Monsieur. Je ne peux pas vous faire de mal de toute façon... parait-il...", et au fur et à mesure que les mots se placent dans l'atmosphère, un sourire rieur et malsain se dessine sur ton visage de poupée fragile. Repoussant une mèche gênante sortant de ton chignon tu cherches un bout de tissu dans la pièce et l'imbibe d'alcool, cachant ton petit ménage au géant de muscle. Ceci fait tu te retournes avec une gentillesse hypocrite peinte sur ton minois," Je vais vous désinfecter. ", et tu poses la compresse de fortune sur la blessure sans crier garde," Ça va juste un tout petit peu piquer... ", et tu lâches.

Contente de cette exquise vengeance tu poses le tissu à côté de toi avant de faire craquer tes longs doigts fins, " Passons au bras. En deux trois mouvements et ça sera bon. Pour le reste il faudra prendre pour vous... Je vais compter jusqu'à trois et vous serrerez les dents. ", balances-tu avec la compassion bien connu des médecins. Tu sers le haut de l'épaule avec ta main droite et l'avant bras avec la gauche," 1...2...", tu lèves les yeux aux ciels et sans annoncer le trois tu pousses jusqu'à entendre un craquement dégoutant en disant dans la volé," Et non je ne porte pas de culotte. ", par pure provocation. Au bout de quelques secondes tu lâches les muscles endoloris pour observer le travail," C'est bon. ", et un sourire radieux illumine ton visage...

Avec ce mec là tu te sens obliger de jouer la carte de la provocation. C'est une manière comme une autre pour toi de pas te faire écraser. Mais là tout de suite tu joues de nouveau à un jeu dangereux à te tenir comme un mec sur la table basse. Tes fines jambes trop blanches se tiennent légèrement écarter avec le tissu qui tombe sur tes cuisses, cachant ce qui se trouve entre et tes coudes sont posés sur tes genoux tel la petite frappe qui fait sa parade de gros dur en courbant le dos avec le regard espiègle.






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MessageSujet: Re: L'antre de la bête [Meimei]   Jeu 18 Juin - 22:11





ALWAYS LATE. BITCH.
Personne ne me voit jamais. Esprit fourbe, dans la vie comme dans la mort. Invisible aux yeux des hommes, des femmes. On m’a donné tellement de noms, dans toutes les civilisations. « Poltergeist ». « Esprit mâlin ». « Esprit frappeur » même. Mais la définition qui me colle le plus à la peau, à mon caractère, à ma façon d’être et de voir le monde, c’est simplement « Malchance ».

C’est ça, appelez moi Malchance. Enchanté. Et c’est en cette heure, en cette douce journée, que mon dévolu, sur toi s’est porté, douce fleur cadavérique. Il semble que j’ai une certaine attirance pour les jolies demoiselles ces temps-ci. Parce que cette douce fleur noire, légèrement vêtue me tirait un rictus large et un rire gras. Toute la journée, j’ai pu marcher à ses côtés, observant sa peau de porcelaine exposé à la lueur du soleil. Ses yeux de jais, et ses cheveux d’ombre, virevolter au vent. Ô douce Mei, cette journée était-elle aussi spéciale pour toi qu’elle a pu être grisante pour moi ?

Surtout lorsque cet homme fit son apparition dans mon champ de vision. Il ne fallut pas longtemps pour me souvenir de la dernière fois que je l’avais rencontré. Une hémorragie nasale, hein ? Hahaha.

Grisant je vous dis.

Enfin bref. Je n’en ai pas terminé avec toi, douce Mei. Attila, même dans la mort, je te suivrais jusqu’au bout du monde, toi et ta détermination de fer. Et cette scène qui se dessine sous mon sourire, cette chaleur entre les deux corps, cette tension sexuelle, cette douleur, ce sang. Trop de phéromones ici. Si ça n’avait pas été déjà le cas, j’en connais une qui en aurait perdu sa virginité. Je virevolte, je me glisse, m’immisce entre les soupirs. Les regards. Les lèvres ne parlent pas. Les corps en disent bien plus encore. Mais vais-je laisser ces deux amants d’un soir s’éclater comme des bêtes alors que moi, je ne peux que regarder ?

Je ne me suis pas assez amuser, ce soir, douce Mei. Tu pourras admirer la mine frustrée d’Attila lorsqu’il comprendra qu’il devra dormir sur la béquille ce soir, ma belle. Vous voyez cette adorable boule de poil ? Le truc qui remue son museau là. Avec les grandes oreilles. Ouais, là, sous le canapé. Tremblant tout ce qu’il sait.

Plus pour longtemps mon petit.

Dites-vous que maintenant, c’est moi. Ce petit lapin s’appelle désormais Malchance. Et Malchance as faim. Malchance se carapate hors du canapé et cherche de son petit œil sournois quelque chose à se mettre sous la dent… Et quoi de mieux à se mettre sous la dent qu’il petit bout de câble ? Celui de la télé, là. Puis celui de la lampe, juste à côté. Oh, des jolies enceintes.

Quel joli petit festin ! Malchance s’en donne à cœur joie, et bientôt, il aura le ventre bien remplis, et le cœur léger tant le bonheur d’être repu le transcende. A moins que ce soit les coups de jus qu’il se prend alors qu’il croque dans le dernier câble qu’il trouve. Pas de chance, Malchance. Parce que dans ton petit sursaut de douleur, tandis que tu t’éloignes de ce que tu juges dangereux, tu bouscules quelques feuilles, puis prend la fuite alors que tu te rends compte qu’un danger plus grand encore te guette.

Car dans cet appartement, s’élève en silence un nuage de fumée. De la fumée légère, qui se développe dans son petit coin et vie sa vie de fumée. Tranquilou quoi. Elle s’élève, grandit, noircit. Je suis bien curieux de voir dans combien de temps vous allez vous en rendrez compte, que le meuble près du mur prend feu.

Arrêtez de vous rouler des pelles. Vous pourriez bien y laisser votre peau…


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